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Effets et suites du confinement Covid

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Effets et suites du confinement Covid

Vendredi 27 mars 2020 : J+10 du confinement

Voir la vidéo ci-dessous ou lire l’article ci-après :

Vidéo de l’article

Les études démontrent qu’un confinement de plus de 10 jours entraîne chez les personnes recluses un syndrome de stress post-traumatique. Cet état apparaît lors de l’exposition d’une personne à une situation extrême dont elle a été la victime ou seulement le témoin : viol, scènes de guerre, attentats, accidents graves, etc. Il se manifeste par une grande anxiété, des insomnies et une dépression et peut entraîner des symptômes d’évitement des souvenirs et des personnes ou lieux rappelant le traumatisme, de même que des altérations émotionnelles : baisse d’intérêt pour les activités du quotidien, baisse de la concentration, difficultés à éprouver de la tendresse ou du désir sexuel, troubles du sommeil, irritabilité, hypervigilance, culpabilité.

Ces symptômes ont généralement des répercussions sur la vie sociale, la vie familiale, et la vie professionnelle. 

Or, dans des cas de confinement tels que celui que nous sommes actuellement en train de vivre, avec une durée excédant les 10 jours, on peut s’attendre à ce que le nombre de personnes subissant ce syndrome et l’intensité des symptômes s’avèrent particulièrement intenses.

En outre, le confinement peut réveiller d’autres traumas, comme l’annonce d’une maladie ou le décès d’un proche. 

Habituellement deux fois plus exposées que les hommes à ce syndrome, les femmes sont particulièrement touchées par cette situation car ce sont majoritairement elles qui prennent en charge l’enseignement à domicile des enfants et la logistique du foyer, tout en essayant tant bien que mal de télétravailler, au bord ou en plein burn-out.

Outre le risque de stress post traumatiques, elles subissent donc épuisement, sentiment de culpabilité et d’échec de ne pas parvenir à tout mener de front, aggravant encore leur détresse psychologique.

Et pour celles et ceux qui n’ont pas d’enfant à domicile, il peut y avoir à la longue un phénomène d’ennui qui laisse la place à l’angoisse.

A cela s’ajoutent les inquiétudes liées à l’avenir professionnel et donc financier.

Dans ce contexte anxiogène, les tensions familiales explosent. Ainsi, en Chine les violences domestiques auraient presque doublé voire triplé depuis le début de la quarantaine, dont 90% des actes de violences seraient liés à l’épidémie.

Dans la zone de la préfecture de police de Paris, les violences conjugales ont augmenté de 36% en une semaine ! 

Bien que nous vivions une situation inédite, les abus ne peuvent être tolérés sous couvert d’exception. D’ailleurs le gouvernement a prévu des aménagements à la fermeture des juridictions pour permettre de lutter contre les violences intrafamiliales.

De même, les parents débiteurs d’une pension alimentaire ne peuvent imposer à l’autre conjoint la réduction ou la suppression de l’allocation mensuelle en prenant prétexte de la crise sanitaire actuelle.

Et les salariés ne peuvent être sanctionnés par exemple pour s’être mis en arrêt en raison de la garde de leurs enfants, il s’agirait alors d’une discrimination liée à la situation familiale. Ils ne peuvent non plus être forcés à travailler pendant un arrêt ou s’ils estiment que leur vie ou leur sécurité est menacée par leurs conditions de travail.

Au-delà de ces questions pratiques, il est nécessaire d’apporter un soutien psychologique aux personnes afin de leur permettre de tenir au quotidien et d’envisager l’avenir le plus sereinement possible.

Pour cela, des méthodes de relaxation existent telles que la méditation en pleine conscience ou de médecine douce comme la sophrologie.

Il faut toutefois être vigilant à choisir un praticien reconnu car en situation de détresse extrême, les personnes vulnérables peuvent devenir la proie de profils présentant des dérives sectaires.

Surtout, il faut essayer de convertir ce qui nous semble être une épreuve en opportunité, dans un processus de résilience.

La période s’y prête d’ailleurs puisque nous sommes à la veille des fêtes de Pessa’h et de Pâques, symboles de passage miraculeux et de résurrection.

Comme je le dis à mes clients quand je les rencontre pour la première fois, les difficultés qu’ils subissent sont souvent l’occasion de prendre du recul pour changer ce qui ne convient pas ou plus afin de se mettre en phase avec ses aspirations et de (re)trouver un sens à sa vie. Ces épreuves et la découverte de ressources parfois insoupçonnées permettent à chacun de progresser et de prendre une ampleur inédite. Honoré de Balzac l’avait ainsi très bien exprimé « dans les grandes crises, le cœur se brise ou se bronze ».

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