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Le virus existentialiste

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Le virus existentialiste

Depuis plus d’un mois, nous vivons autour du virus et du décompte funèbre du nombre de morts relayé quotidiennement par les médias.

Même pour ceux qui échappent au syndrome de stress post-traumatique (cf article Effets et suite du confinement), l’angoisse est présente: peur de l’inconnu, de manquer, peur de la maladie, de la mort, de la séparation, de perdre des proches …

Ces peurs sont le reflet du sentiment de notre impuissance, de notre incapacité à contrôler l’essentiel.

De façon sous-jacente, elles nous confrontent aux grandes questions existentielles qui nous agitent tous et que nous avons appris à occulter pour vivre plus sereinement : Pourquoi sommes nous là ? Qu’est-ce que je fais de ma vie? Qu’est-ce que je fais de ma solitude? Si je dois mourir demain, ai-je eu la vie que je voulais?

Ces questions reflètent, elles, une liberté. Celle de nos choix, conscients ou inconscients, anodins ou importants, du quotidien ou d’une vie… face à cette liberté de nos choix et donc de notre propre responsabilité, l’angoisse revient: ai-je bien fait ? Est-ce que je mérite ce qui m’arrive ? 

Au lieu de s’arrêter à ces angoisses de peur de se confronter à nos erreurs, essayons plutôt d’apprendre d’elles. 

Comme les personnes qui reçoivent le diagnostic d’une maladie potentiellement fatale, tel le cancer qui, souvent, développent alors une rage de vivre et même une joie de vivre inexplicable. Ou pour tous ces professionnels qui se trouvent actuellement en première ligne et qui ne jouissent pas du loisir de s’apitoyer sur leur sort.

Pour ces personnes, la conscience de notre finitude n’est pas un handicap mais au contraire un moteur, une énergie vitale nouvelle.

C’est la conscience de notre vulnérabilité qui nous rend plus forts. 

La pleine conscience de la mort peut alors susciter des transformations personnelles profondes et radicales. 

En passant par ces questions les plus importantes de nos vies, étrangement la vie prend un goût nouveau.

C’est pourquoi, intégrer ces questions existentielles dans notre travail personnel peut s’avérer très utile, comme le propose la psychothérapie existentielle (Cf article La psychothérapie existentielle et humaniste). Elle est tirée de l’existentialisme, qui considère que les individus créent le sens et l’essence de leur vie par leur action et leur courage. Pour ce courant, la liberté et le libre-arbitre de chacun sont fondamentaux. L’individu crée son essence, son identité par ses actions. Comme le disait Jean-Paul Sartre dans l’Etre et le Néant : «Chaque personne est un choix absolu de soi»

Très en vogue dans les années 50, le mouvement existentialiste a été un peu oublié depuis.

Et pourtant, dans le contexte actuel, où nous subissons tant de décisions extérieures: de l’étranger (la Chine par exemple), de l’Etat, des organisations internationales … n’est-ce pas une façon de se reapproprier nos vies? 

La vie et la survie sont des choix. Tout n’est que décision: ne pas prendre de décision est une décision. 

Intégrer la mort, la séparation, l’échec dans nos réflexions est finalement une opportunité pour décider de ce qui va prendre du sens aujourd’hui et maintenant.

Et pour la suite. 

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