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Zèbres : le choix de l’hypernormalité

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Zèbres : le choix de l’hypernormalité

Communément, sont qualifiés de zèbres les HPE (haut potentiel émotionnel), les HPI (haut potentiel intellectuel), les EIP (enfant intellectuellement précoce). Pour ma part, j’ai tendance à y inclure tous ceux qui ont un mode de fonctionnement neurologique différent de la norme établie, sans autre distinction. Cela peut donc inclure l’autisme de haut-niveau (verbal) et le TDAH.

La raison est simple : on utilise ce terme car les rayures présentes sur le zèbre le rendent unique, chaque zèbre étant différent d’un autre.

En incluant dans cette famille toute la neurodiversité, on élargit la population concernée, créant une norme alternative à celle des normo-pensants.

En effet, je rejette le terme de « différents », « atypiques » qui semblent exclure de la norme ou stigmatiser une lacune vis-à-vis de la norme et lui préfère celui de « normalité alternative» car pourquoi le mode de fonctionnement des zèbres ne serait-il pas finalement la véritable norme ? D’ailleurs, qu’est-ce que la norme et la normalité en somme ?

Cela est d’autant plus aisé de les regrouper tous ensemble qu’il y a des caractéristiques communes.

Ainsi, ils se sentent globalement différents. Ce qui n’est pas toujours perçu par eux comme un atout mais plutôt comme un handicap. Leurs réactions détonnent parfois, à l’instar de leurs idées. 

D’ailleurs, ils sont capables de changer d’humeur subitement et sans raison apparente pour l’entourage mais de façon totalement fondée pour eux. Leur fonctionnement les rend indomptables comme le zèbre, qui ne peut être domestiqué.

Mais ils sont également vulnérables : en cumulant hypersensibilité, haut potentiel de doute (souvent dirigé contre eux-mêmes) et un parcours cabossé, les zèbres sont des victimes idéales pour les personnalités toxiques. Ils ne sont pas outillés pour se défendre correctement et souffrent particulièrement de l’injustice qu’ils subissent, ce d’autant qu’ils ont souvent un système de valeurs très fort.

Exigeants, perfectionnistes et redoutant l’échec, ils cherchent le moyen de faire plus, de faire mieux. Par peur de l’ennui, ils multiplient les projets, au point de les mener parfois à l’immobilisme ou au burn-out. Choisir, c’est renoncer et renoncer est un sacrifice quand tant de choses vous intéressent.

Se sentant différents et parfois isolés et en proie à des difficultés scolaires, les zèbres, pour surmonter ces obstacles, développent dès l’enfance une capacité d’adaptation très importante qui les conduisent à se comporter de façon à répondre aux attentes des autres (parents, professeurs, amis,…).

Leur conformisme les pousse à se suradapter pour rentrer dans un rôle dont ils peuvent se sentir prisonnier, jusqu’à ce que le corps se rebelle et lâche.

Avant que cette extrémité ne se produise, il est vital de se retrouver, en acceptant sa véritable identité.

Cette rencontre avec soi-même permet d’adopter un fonctionnement plus respectueux de ses valeurs, par des actions concrètes (cf article Guide de survie pour les hypernormaux).

Ainsi recentré sur soi, il est alors possible d’avancer sur son propre chemin et de prendre les décisions qui nous correspondent.

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